AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez
 

 It's gonna be harder to breath ϟ AJ

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Olina Pinao-Doyle
Olina Pinao-Doyle
Tout nu et tout (pas) bronzé.Tout nu et tout (pas) bronzé.

◊ bouteilles à la mer : 32
◊ début des vacances : 22/05/2013
◊ avatar (+ crédits) : /

It's gonna be harder to breath ϟ AJ Empty
MessageSujet: It's gonna be harder to breath ϟ AJ   It's gonna be harder to breath ϟ AJ EmptyLun 27 Mai - 14:29


It's gonna be harder to breath ϟ AJ Seb10It's gonna be harder to breath ϟ AJ Rachel10
It's gonna be harder to breath...


Café. Ailes de poulet. Bananes. Un dernier coup d’œil sur ma liste me confirme que je n’ai rien oublié. Je déambule dans le supermarché qui m’est désormais plus que familier. Plus de vingt ans à parcourir ses allées à la recherche de mon prochain diner, d’une bouteille de tequila ou d’une cartouche d’encre pour mon imprimer mon dernier article avant que le journal ne soit bouclé. Tout dépendait de l’heure, du moment, de l’occasion. Un sourire à la caissière, quelques amabilités échangées. D’aussi loin que mes souvenirs me permettaient de me rappeler, elle avait toujours été là, caisse numéro 3, chignon impeccable, veste du magasin. J’aimais cette stabilité, ce côté intangible qui me rassurait toujours. Si j’avais souvent été une maniaque contrôle, depuis quelques années je lâchais peu à peu prise, mais la permanence de Straddie m’aidait à conserver un certain équilibre.
Avec habitude je rangeais mes emplettes dans un sac en papier kraft, que j’agrippais à deux bras pour me diriger ensuite vers l’ascenseur. Flemmarde ? Non pas que l’envie de descendre deux étages chargée de mes courses pour la semaine me réjouissait, non, bien sûr, qui n’en rêverait pas ? La cage d’ascenseur me paraissait tout de suite plus accueillante, allez savoir pourquoi… ? Sans me presser j’atteignais donc la cabine et attendais patiemment que les portes s’ouvrent en espérant secrètement qu’elle soit vide. J’aimais la solitude presqu’autant que faire la fête. Ces moments où je me retrouvais seule avec moi-même avaient quelque chose de précieux. Si la présence des autres ne me dérangeait en rien, il me paraissait important de se cultiver des moments pour sois même. Encore une question d’équilibre. Moral cette fois ci. Faire le point. Penser, ou ne pas penser. Apprécier le silence. Mieux que ça, le déguster. Quel délice. Ding. Les portes s’ouvrent et me permettent de découvrir une cage vide pour mon plus grand bonheur. Il n’était que 10 heures du matin, mais je percevais ce signe comme l’annonce d’une journée qui se déroulerait à merveille. Un sourire s’étira sur mes lèvres pour approuver cet augure. Je pénétrais dans la cage et appréciais la vue que m’offraient les baies vitrées de l’appareil. Ce dernier donnait sur l’extérieur et par cette magnifique journée de printemps, il permettait d’admirer les rues typiques de Straddie qui pouvaient se vanter de ne pas être noires de monde pour l’heure. Les touristes amateurs du pays des kangourous n’étaient pas réputés pour être matinaux. Les australiens non plus ? Je restais pourtant une fidèle adepte du proverbe « la journée appartient à ceux qui se lèvent tôt ». Et quel bonheur que de se réveiller en compagnie des premiers rayons de soleil, qui, bien que timides, me réchauffaient chaque matin le corps alors que je prenais mon premier café de la journée sur ma petite terrasse. J’avais peu voyagé, et on disait souvent que l’herbe paraissait toujours plus verte chez le voisin, j’aimais la vie que m’offrait Starddie sans envier celles que pouvaient vivre de nombreux expatriés dans des contrés plus lointaines et qui pourtant faisaient rêver. J’avais du mal à croire qu’on pouvait perdre son sourire en habitant ici, peut-être étais-je n peu trop naïve sur ce point, je me rattrapais en ayant un avis beaucoup plus tranché sur d’autres sujets, tête de mule étant mon deuxième prénom comme aimait me le rappeler ma mère…
Je posais donc mon sac à mes pieds et appuyais sur le bouton « rez-de-chaussée » en attendant que les portes se referment pour me déposer deux étages plus bas. Mes yeux se posaient alors sur les passants sans vraiment m’y attarder, le dos aux portes…



Revenir en haut Aller en bas
Artur-Judd ❝aj❞ Welsby
Artur-Judd ❝aj❞ Welsby
La marque des lunettes autour des yeux.La marque des lunettes autour des yeux.

◊ bouteilles à la mer : 523
◊ début des vacances : 28/12/2012
◊ ton âge : 25
◊ ton adresse : 24 birch street, chambre 69 ahahah.
◊ avatar (+ crédits) : sexy sebstan, par morphine.

It's gonna be harder to breath ϟ AJ Empty
MessageSujet: Re: It's gonna be harder to breath ϟ AJ   It's gonna be harder to breath ϟ AJ EmptyMar 28 Mai - 10:20

“ Everybody makes mistakes and that's just what we do ”

Image flottante

« Moi ? Attends mais pourquoi moi au juste ? » Les yeux à peine ouverts, il tente de lui faire son regard du mec pas du tout d'accord, mais ça a pas franchement l'air d'avoir l'effet escompté. De toute façon, c'est pas demain la veille qu'elle aura peur de lui. « Parce que t'es moche. » Il soupire, quel argument de taille franchement. Devant son air carrément dubitatif, elle se sent presque obligée d'en rajouter une couche. « Et franchement, vu l'état de mon appart, estime-toi heureux que je n'te demande que ça. » Il lève les yeux sur le bordel monumental, avant de baisser les armes. D’habitude il est pas si docile, mais il faut se rendre à l'évidence : s'il bouge pas son cul maintenant, il est bon pour passer sa journée chez elle, en mode grosse loque. Alors il se lève, non sans mal, avant de prendre le chemin de la salle de bain, où, pour une fois, il se dépêche de se rendre présentable - pour peu qu'il puisse l'être, après un lendemain de soirée comme celui-là. Il l'entend marmonner quelques trucs, mais ça ne l'intéresse pas et, alors qu'il saisit les clés de sa caisse, elle relance une dernière fois. « Oublie pas les croissants, sinon je te bannis de chez-moi. » Il soupire une dernière fois en enfilant ses godasses et, alors qu'il s'apprête à refermer la porte, il l'entend une dernière fois. « Aj ? » Un pas en arrière, juste pour l'entendre même si, au fond, ce quelle s'apprête à lui dire ne l'intéresse nullement. « T'as vraiment une sale gueule, mais je t'aime quand même. » Il soufflerait bien une ultime fois, si seulement il avait encore assez de force pour le faire. « J'te déteste, Scar. » hurle-t-il en claquant enfin la porte. Foutues gonzesses, elles auront toujours le dernier mot.

Dissimulé derrière sa paire de Ray-Ban teintées, Aj réalise une nouvelle fois que le lendemain de soirée est le pire moment de tous les temps. Pour lui, en tout cas. Il lui semble qu'il n'a jamais été aussi rapide à faire les courses - en même temps, c'est pas comme si préparer un petit déjeuner était la plus ardue des missions. Un dernier tour dans la pharmacie pour récupérer quelques cachetons anti gueule de bois et il pourra enfin retourner dans son lit. Ou sur le canap' de sa pote, la différence est nulle. Blindé de sacs, il ouvre la boite de médicaments, en empoigne un rapidement et file acheter une cannette de coca au distributeur le plus proche. Finalement, il prend la direction de la sortie, avant de réaliser qu'il a vraiment trop la flemme de se taper les escaliers. C'est des coups à dégueuler en moins de deux, car il a beau être assez sportif, il y a des situations dans lesquelles il vaut mieux écouter son corps. Alors il se dirige lentement vers l’ascenseur lorsque le destin lui prouve qu’il s’acharne clairement contre lui, aujourd’hui. Et bam, son sac explose, répandant ainsi la quasi-totalité de ses achats sur le sol brillant du Dunwich Newsagent. Il a envie de hurler à la terre entière que tout l’monde se fout de sa gueule aujourd’hui, mais il retient sa rage dans un soupir, ramasse ce qu’il peut, et reprend sa route. Rien à foutre des quelques trucs qu’il a laissé au sol, il en a déjà pleins les poches et, optionnellement, pleins les mains. Et ce putain d’ascenseur qui se referme devant ses yeux… Y’a pas moyen, il veut rentrer, et le plus tôt sera définitivement le mieux. Alors il court, ultime geste désespéré, et s’engouffre in extremis entre les portes. C’est presque un sentiment de joie qui envahit son corps. A vrai dire, il n’en est pas encore certain.
En fait il ne s'en rend pas immédiatement compte, trop perdu dans ses pensées obscures, puant encore l'alcool et la fatigue. Mais il la reconnaitrait parmi un millier d'autre brunette du genre. Car, au fond, il a eu beau jouer au con, crier le contraire sur tous les toits et prétendre des tas de choses, jamais il ne l'a oublié. Jamais, même, elle n'a vraiment quitté un seul instant son esprit torturé par sa propre connerie. Alors, lorsque son esprit finit par faire le rapprochement, il ne sait pas vraiment à quoi s’attendre. Il est peut-être encore rempli d’illusions débiles et inappropriées – mais, de toute évidence, ils ne pourront pas s’éviter plus longtemps. Et c’est complètement inutile de prétendre qu’ils ne se connaissent pas, quand l’île entière est au courant de ses années passées ensemble. « J'aurais pas du te laisser tomber comme ça, je suis un gros enculé qui n'a jamais arrêté de penser à toi. » Voila ce qu'il devrait lui dire, plongé dans le brun de ses yeux. Pourtant, c'est quelque chose d'étonnamment différent qui sort de sa bouche. « Oh, ça fait longtemps qu'on s'est pas vu, t'as pas changé. » C'est faux. Elle est complètement différente, plus mature, peut être encore plus jolie que dans ses souvenirs. Il se souvient de cette photo qu'ils avaient prise à peine une heure avant qu'il ne lui annonce qu'il s'en allait. Ils avaient l'air heureux, et il n'aurait su expliquer cette drôle de lueur qui semblait briller dans leurs yeux. Cette même lueur qui, jamais, n'a retrouvé son chemin vers le regard du jeune homme. Cette photo qu'il a traînée avec lui pendant cinq longues années. Pas un jour il ne s'en est séparé et il lui semble alors qu'elle a sillonnée le pays d'un bout à l'autre, toujours en sécurité dans l'une de ses poches. Pourtant, il en est bien loin, aujourd’hui. Retenant un bâillement, il s’attend à tout, ou presque. Tout sauf sa réaction, probablement.


_________________
It's gonna be harder to breath ϟ AJ 169431teee
SOIS JALOUX.
aidjhàn team (a)
Revenir en haut Aller en bas
https://loveiseasy.forumactif.org/t36-having-fun-to-the-sound-of-
Olina Pinao-Doyle
Olina Pinao-Doyle
Tout nu et tout (pas) bronzé.Tout nu et tout (pas) bronzé.

◊ bouteilles à la mer : 32
◊ début des vacances : 22/05/2013
◊ avatar (+ crédits) : /

It's gonna be harder to breath ϟ AJ Empty
MessageSujet: Re: It's gonna be harder to breath ϟ AJ   It's gonna be harder to breath ϟ AJ EmptyVen 31 Mai - 16:29


It's gonna be harder to breath ϟ AJ Seb10It's gonna be harder to breath ϟ AJ Rachel10
It's gonna be harder to breath...


Un vacarme résonnant m’arracha de mes pensées. Je fis volte-face et découvris à quelques mètres des portes de l’ascenseur un homme visiblement mal réveillé qui tentait de ramasser le contenu du sac qu’il venait de faire tomber sur le sol. Si ma fibre altruiste avait tendance à ramener sa fraise dans les pires moments qu’ils soient, elle semblait encore prendre du bon temps dans les bras de Morphée à ce moment-là, je ne bougeais donc pas un orteil, mon sac bien calé entre mes deux, que j’avais réussi à ne pas rependre sur le sol malgré son poids compte tenue de ma corpulence. Ce qui, au regard de la musculature de cet homme, laissait peut-être présager sa maladresse –ou son état… d’ébriété ?- . Je n’accordais cependant pas plus d’importance à cet individu –peut-être aurais-je du ?- et me retournais vers la vitre de l’ascenseur, préférant observer les rues voisines que me renseigner sur ce qui allait composer le petit déjeuner de cet homme. Enfin, un bip sonore retenti dans l’habitacle, lequel indiquait que les portes allaient enfin se fermer. C’était sans compter l’intervention de monsieur je-renverse-l’entendue-de-mes-courses-à-terre-mais-je-l’aurais-un-jour-je-l’aurais-cet-ascenseur. Sans même avoir le temps de me retourner, je l’entendis se précipiter vers la cage avant que les portes n’aient le temps de se refermer le tout dans un râle des plus apetissant. Je laissais échapper un soupir… Pour la tranquillité je pouvais faire une croix dessus. Pour l’odeur aussi apparemment. Légèrement essoufflé par sa course, je pouvais alors humer avec délectation ce qui me semblaient êtres des relents de whisky. La thèse de l’état d’ébriété semblait alors plus que probable hum… Surement trop curieuse, j’avais tout de même envie de voir à quoi il ressemblait de près. Un coup d’œil par-dessus mon épaule qui se voulait discret. Pour la discrétion on repassera car ce qui m’attendait ne put me laisser de marbre. La bouche entrouverte de surprise, et toute la volonté du monde pour tacher que me mâchoire ne se décroche. Pas lui… Pas ici. Les paupières closes le temps d’un instant, un bref instant, juste pour m’assurer que je n’étais pas en train de rêver. Lorsque je les rouvrais, je constatais que cela n’en était malheureusement pas un. Je n’avais jamais réussis à savoir comment j’allais réagir lorsque je le reverrais (enfin). Je savais pourtant pertinemment que ce moment arriverait. Je n’avais cependant pas prévu que ce dernier se présente aussi vite. Si longtemps j’avais prévu de feindre le détachement, à ce moment précis il me semblait que cela avait été l’idée la plus stupide que j’ai pu avoir. Comment avais-je pu croire que cela ne ferait rien, ou que je pourrais simuler que sn absence n’avait été qu’un léger détail dans ma vie. Idiote. Déjà mes muscles se contractaient, les poings serrés, j’essayais néanmoins de conserver mon calme, ou le peu qu’il me restait.
Les yeux rivés sur le sol, je préférais encore l’ignorance. C’était sans compter son intervention… Sa voix raisonna dans l’habitacle. Il n’y avait plus de doute, c’était bien lui… La même qui lui avait annoncé cinq années auparavant qu’il partait, et sans elle. La même qui désormais donnait des interviews entre deux concerts, la même qui vendait bon nombre de cd, la même qui parfois lui arrachaient quelques larmes dans son sommeil. « Oh, ça fait longtemps qu'on s'est pas vu, t'as pas changé. ». Je ne pouvais m’empêcher de lever les yeux au ciel, à défaut de lui coller une baffe. S’il existait un titre de la phrase la plus inappropriée après cinq ans d’absence, AJ aurait sans conteste remporté la palme avec l’approbation du jury. Le souffle coupée par tant d’inhumanité, j’étais désarmée… Et je détestais ça… « Je… Je me suis trompée d’étage !» Sans réfléchir, je me précipitais sur les interrupteurs de l’ascenseur et appuyais sur les premiers qui eurent la chance d’atterrir sous mes doigts. A nouveaux, des bips sonores résonnèrent, mais ces derniers n’indiquaient rien qui aille. Dans une légère secousse, la cabine stoppa sa descente. Et merde… Me dites pas que ce n’est pas vrai… Et dire que j’avais cru que cette journée allait se dérouler à merveille. J’aurais tout donné pour remonter le temps et m’intimer de prendre mes jambes à mon cou. Maintenant, il était trop tard…





Revenir en haut Aller en bas
Artur-Judd ❝aj❞ Welsby
Artur-Judd ❝aj❞ Welsby
La marque des lunettes autour des yeux.La marque des lunettes autour des yeux.

◊ bouteilles à la mer : 523
◊ début des vacances : 28/12/2012
◊ ton âge : 25
◊ ton adresse : 24 birch street, chambre 69 ahahah.
◊ avatar (+ crédits) : sexy sebstan, par morphine.

It's gonna be harder to breath ϟ AJ Empty
MessageSujet: Re: It's gonna be harder to breath ϟ AJ   It's gonna be harder to breath ϟ AJ EmptyMar 4 Juin - 15:04

“ Everybody makes mistakes and that's just what we do ”

Image flottante

Ses yeux se ferment à la seconde précise où il la reconnait. Il ne lui faut pas grand chose finalement, pas plus de quelques secondes ; y parait qu'on appelle ça l'instinct, un truc du genre. Il ne s'attendait pas à la croiser ici, en fait il ne s'attendait à croiser personne tout court, trop perdu dans ses pensées assez glauques d’un lendemain de soirée plutôt hard. Il expire probablement plus fort qu’il ne l’aurait escompté et, d’une phrase débile, balaye tout leur équilibre. Qu’est-ce qu’il était censé dire, hein ? Parce que quelque chose lui crie qu’il ne peut compter sur elle pour entamer la discussion – à tord ou à raison. Il ne sait pas lequel à fait plus de mal à l’autre, mais il s’en fout. Sûrement parce que, sans aucun doute possible, la faute lui revient aisément. Et, alors, au moment où elle semble enfin le reconnaitre, tout file de travers ; elle se précipite sur les boutons de l’ascenseur sur lesquels elle appuie brutalement, avant d’affirmer s’être plantée d’étage. Mais, même aux yeux d’un mec à deux comateux et quasiment achevé sous les coups de la fatigue, ça n’a aucun sens. On s’en fout de l’étage, au pire elle remonte quand il est descendu, et voilà. C’est pourtant une toute autre vérité qui s’immisce entre eux deux, une vérité qui, plus que prévisible, se révèle franchement amère. Presque douloureuse, en fait.

Alors, sans trop savoir pourquoi, il s’approche de tous ces petits boutons et, le doigt frôlant chacun d’eux, finis par déclarer, comme si c’était un véritable mystère qu’il venait juste d’élucider. « J'suis pas franchement doué avec ce genre de machins, mais j'pense que c'est bloqué. » Au fond, il est pas doué pour grand chose - il l'est pour presque rien en fait. A part la musique, qu'est ce qu'il maîtrise un minimum ? Il n'est même pas capable de la regarder droit dans les yeux et de lui dire la vérité. Au fond, c'est presque comme si rien ne lui réussissait, sur cette foutue terre. Mais, à cet instant, il sent qu’il a beaucoup trop de problèmes en prévision pour pouvoir prendre le temps de se lamenter sur sa misérable condition. « Alors j'suppose qu'on va passer un peu plus de temps que prévu dans cet ascenseur. » Il aurait peut-être pas du en rajouter, mais de toute façon, foutu pour foutu... C’est drôle, comme sa phrase peut avoir bien des sens, quand on y réfléchit bien. Et justement, c’est quelque chose à laquelle aj n’a vraiment, vraiment pas envie de réfléchir. Alors, il reprend finalement, sur quelque chose de plus profond, cette fois. C’est peut-être bien le début d’une véritable conversation – il l’espère, et en même temps, c’est peut-être la chose qu’il redoute le plus, même après être coincé dans un ascenseur alors qu’il devrait encore être en train de finir sa nuit. Ou de la commencer, question de point d’vue. « J'te demanderais bien pourquoi t'as fait ça, mais je crois que j'ai déjà la réponse à cette question. » Elle veut pas le voir, c'est clair. C'est écrit dans ses yeux, il l'a entendu dans le son de sa voix et, même malgré cela, son doigt sur n'importe lequel de ces boutons lui a prouvé qu'elle ne voulait pas passer une seconde de plus à respirer le même air que lui. Dommage pour elle, qui vient carrément de les bloquer ici même, rien que tout les deux. Tête à tête avec l'enfer de son absence. « Et on fait quoi, maintenant ? » Sa question sonne un peu faux, mais il ne s'en rend compte qu'une fois que cette dernière a franchi la barrière de ses lèvres. C'est un peu comme si, en plus de lui dire quelque chose comme « c'est officiel, on est bloqués ici », il lui criait un truc comme « jcrois que c'est le moment de faire le point ». Sauf que l'expression faciale de la demoiselle n'a étrangement pas l'air de vouloir dire la même chose. Va savoir pourquoi, tiens. T’es foutu aj, complètement mort.


_________________
It's gonna be harder to breath ϟ AJ 169431teee
SOIS JALOUX.
aidjhàn team (a)
Revenir en haut Aller en bas
https://loveiseasy.forumactif.org/t36-having-fun-to-the-sound-of-
Olina Pinao-Doyle
Olina Pinao-Doyle
Tout nu et tout (pas) bronzé.Tout nu et tout (pas) bronzé.

◊ bouteilles à la mer : 32
◊ début des vacances : 22/05/2013
◊ avatar (+ crédits) : /

It's gonna be harder to breath ϟ AJ Empty
MessageSujet: Re: It's gonna be harder to breath ϟ AJ   It's gonna be harder to breath ϟ AJ EmptyMar 4 Juin - 19:31


It's gonna be harder to breath ϟ AJ Seb10It's gonna be harder to breath ϟ AJ Rachel10
It's gonna be harder to breath...


Quelle idiote… J’avais clairement creusé ma propre tombe. Et si partager quelques secondes en sa compagnie m’avait paru une épreuve insurmontable quelques instants auparavant, cela semblait désormais être la plus agréable des façons de passer son temps. Tout plutôt que de se retrouver coincé dans ce fichu ascenseur. Je pouvais tout de même m’estimer heureuse de ne pas être claustro, notre puissant créateur avait jeté son dévolu sur quelqu’un d’autre, m’ayant déjà bien gâté de nombreux maux… Je secouais ma tête dans l’espoir que la machine redémarre, un miracle on appelle ça ? En vain… « J'suis pas franchement doué avec ce genre de machins, mais j'pense que c'est bloqué. » J’étouffais un sarcasme. Alors quoi, t’avais décroché la palme de la déduction aux states Arty ? Je suis navrée de te l’apprendre mais les tabloïds ne l’ont nullement mentionné dans tous les journaux people qui peuvent exister sur l’île. Etonnant qu’ils aient préférés reconstituer à la terre entière l’exactitude de ton curriculum vitae amoureux… « Alors j'suppose qu'on va passer un peu plus de temps que prévu dans cet ascenseur. » C’était pas vrai… En plus de la palme il avait remporté le masque de plongée ou quoi ? Ou bien se sentait-il tellement mal à l’aise qu’il se devait de meubler le silence qu’on aurait pu qualifier de pesant qui planait entre nous. A moins que l’adjectif adéquat ne soit plutôt glacial. La température dans la cage avait diminué en un clin d’œil et les détails qu’apportait Arty à la situation ne faisaient qu’empirer la situation. Je me retenais tant bien que mal de lui répondre, sachant pertinemment que je ne pourrais retenir une quelconque moquerie. La situation m’échappait compétemment. Avec l’index et le majeur de chaque main je me massais les tempes de l’espoir de rouvrir les yeux et me retrouver à nouveau seule. « J'te demanderais bien pourquoi t'as fait ça, mais je crois que j'ai déjà la réponse à cette question. » Enfin des paroles censées. Je rouvrais les yeux et croisais enfin son regard que je m’obstinais à éviter. Un frisson parcouru mon échine. Sans aucune résistance je plongeais dans l’océan tourmenté qui m’avait fait succomber quelques années plus tôt. Et si je m’accordais le droit de me noyer dans les méandres de ses pupilles bien vite je retrouvais la mémoire. Il ne m’hypnotisera pas aujourd’hui avec son regard de tombeur que je ne m’étais pourtant jamais lassé d’admirer. Non, aujourd’hui je laissais ce piège à toutes ses groupies et autres fan hystériques. « Et on fait quoi, maintenant ? » La cerise sur le gâteau. J’avais envie de crier, de lui demander pourquoi, oui pourquoi il s’était tiré comme un lâche. Pourquoi il m’avait laissé toute seule. Pourquoi il avait arrêté de m’envoyer des nouvelles. Pourquoi il avait fallu que j’apprenne que c’était fini entre nous en lisant dans la presse à scandale qu’il entamait une nouvelle idylle avec un mannequin d’un mètre quatre-vingt-deux alors que je galérais à atteindre le mètre soixante-dix. Tant de question sans réponse, et autant de morceaux de mon cœur après qu’il l’ait piétiné depuis les Etats-Unis. Mais ça lui aurait fait trop plaisir… Tout sauf lui avouer qu’il m’avait fait mal. Je refusais de le laisser ajouter mon nom à sa longue liste de conquêtes épleurées par son départ. Ma fierté était bien trop grande, la douleur encore trop présente… Alors que dire ? Je soupirai à nouveau. « On attend sagement que le technicien daigne venir nous libérer… » Je jetais un coup d’œil furtif à ma montre et poursuivais avec une mine déconfite « Et vu l’heure on est pas prêt de sortir de cet ascenseur… » J’étouffais une grossièreté exprimant parfaitement ma contrariété. « Sérieux… Depuis quand t’es matinal ? » C’était sorti tout seul. Je maudissais ma spontanéité soudaine. Qu’est-ce que ça pouvait bien me foutre qu’il préférait se lever tôt désormais alors que cinq années plus tôt le sortir de son lit avant dix heures du matin se révélait être mon challenge de la journée, lequel je n’arrivais pas relever à chaque fois. Je me cherchais une explication. Pourquoi fallait-ils que nos retrouvailles aient lieu à cette heure-là dans cet endroit-là ? Ma tête allait exploser sous le poids de questions qui jamais n’allaient trouver de réponse.









Dernière édition par Olina Pinao-Doyle le Jeu 6 Juin - 17:04, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Artur-Judd ❝aj❞ Welsby
Artur-Judd ❝aj❞ Welsby
La marque des lunettes autour des yeux.La marque des lunettes autour des yeux.

◊ bouteilles à la mer : 523
◊ début des vacances : 28/12/2012
◊ ton âge : 25
◊ ton adresse : 24 birch street, chambre 69 ahahah.
◊ avatar (+ crédits) : sexy sebstan, par morphine.

It's gonna be harder to breath ϟ AJ Empty
MessageSujet: Re: It's gonna be harder to breath ϟ AJ   It's gonna be harder to breath ϟ AJ EmptyJeu 6 Juin - 16:53

“ Everybody makes mistakes and that's just what we do ”

Image flottante

C’est bizarre, mais il n’a jamais vraiment pensé à ce jour où ils se reverraient. Enfin si, bien-sûr, il s’est imaginé la revoir, la contempler silencieusement – mais dans ses songes, il ne la voyait que de loin, et il lui semblait qu’à chaque fois, elle était incapable de poser un seul œil sur lui. Elle ne le voyait pas pendant que ses yeux à lui la dévoraient toute crue. Alors elle finissait par s’en aller, entourée de potes & de bonne humeur. Lui enfonçait toujours les mains dans ses poches et crachait mentalement sur sa condition médiocre, en la regardant s’éloigner. Il n’aurait pas pu imaginer ça comme ça, c’est clair. C’était un peu trop surréaliste pour lui et, d’ailleurs, il met du temps à réaliser qu’il se mord la lèvre depuis tout à l’heure dans le simple but d’attester qu’il ne rêve pas. Elle est bien là, face à lui, le fuyant clairement du regard. C’est pire que ça, en fait ; c’est tout son corps frêle qui semble le fuir. Dans ses songes, il n’avait jamais imaginé ce qu’il ressentirait. C’était bizarre, ce sentiment d’inconfort, et d’impuissance. On dirait qu’elle a envie de le tuer dès qu’il ose ouvrir la bouche, et c’est comme si ses envies de meurtre se décuplent à chaque fois qu’il prononce quelque chose. Mais aj n’est pas vraiment du genre à préférer le silence aux mots – d’habitude il s’en fout carrément, mais cette nana est bien trop importante à ses yeux pour qu’il ne laisse le silence creuser un fossé encore plus immense entre leurs deux êtres. Il s’en est assez mordu les doigts comme ça, pendant cinq ans, précisément.

Finalement, sa question lui arrache un léger sourire. Elle se souvient qu’il n’a jamais réussi à bouger son cul du lit avant que le soleil ne soit vraiment haut dans le ciel, et dans ses souvenirs à lui elle était quasiment la seule à pouvoir le faire bouger – parfois. A des moments, même, Killian ramenait sa poire et lui ordonnait de se bouger ; au fond, aj était resté le même. S’éclaircissant la voix, il réalise qu’il faut quand même qu’il réponde à cette question qui, finalement, n’en est pas une. « Depuis a peu près... » Il escompte de faire son beau gosse, en mode j'ai changé tu vois maintenant je suis sérieux je me lève tôt. Mais il se ravise bien vite et finit par répondre à sa pseudo question. « Jamais. En fait, j'ai pas vraiment dormi. » Un faible sourire fend de nouveau son visage tandis qu'il réalise à quel point il doit lui paraître si minable. Il mettrait sa main à couper qu'à cet instant précis, elle est intimement convaincue qu'il n'a absolument pas changé. Peut-être est-elle persuadée qu'il tente de garder ses habitudes de quand il était américain, là même où il baisait n'importe quelle groupias. Sauf qu'aj, lui, sait. Oui, il sait que c'est faux. Qu'il a joué ce rôle, et presque aussi ce jeu pendant cinq ans. Et qu'il le joue encore, d'ailleurs. Bien sur, il a couché. Mais il aime à croire que ce n'était jamais avec n'importe qui. De toute façon, il n'a aucun compte à lui rendre, il sait déjà, avant même qu'elle ne l'avoue, qu'elle a repris sa vie là où il l’a abandonné. Et c'est cette certitude qui lui engourdie les jambes, lui brûle le cœur au point qu'il finisse par s'assoir à même le sol de cet ascenseur pourri.

Il s’en fout si c’est sale, s’il ressemble à un clodo ou si les gens le regardent de travers. Il s’en fout aussi de ce qu’Oli peut bien penser, à cet instant. Il est juste fatigué, physiquement, et mentalement. Ça ne fait pas cinq minutes qu’ils sont coincés là-dedans, et il a déjà l’impression de manquer d’air. C’est comme si son cerveau ne s’oxygénait plus, ou alors c’est simplement le manque de sommeil qui le fait complètement déraillé. Dans tous les cas, il étale ses récents achats sur le sol, vide ses poches pleines à craquer et pointe son doigt en direction du premier article. Et il fait danser son doigt au-dessus de chaque, pour savoir lequel il va finir par choisir. Il lui semble que c’est elle qui lui a appris à faire ça – quand tu sais pas quoi choisir, tu fais plouf et si t’as pas envie de choisir le truc sur lequel ton doigt vient de tomber, tu sais que tu dois prendre autre chose. Il l’a peut-être rêvé, une nuit où elle lui manquait trop. Quand il était à New-York, au Texas ou bien à Vegas. Ça n’a plus vraiment d’importance, de toute façon. Son index s’arrête sur une boite de pains au chocolat et, soudainement, il ne sait plus. Non, franchement, il n’a aucune idée de ce qu’il veut – le manger, ou choisir autre chose ? Il hausse les épaules et, tout en relevant la tête, replace ses lunettes sur son crâne. « T'as faim ? » Lui en tout cas, il crève la dalle. Peut-être bien que manger, c’est un excellent moyen de briser la glace. Ou pas, mais, franchement, il a bien envie d’essayer.


_________________
It's gonna be harder to breath ϟ AJ 169431teee
SOIS JALOUX.
aidjhàn team (a)
Revenir en haut Aller en bas
https://loveiseasy.forumactif.org/t36-having-fun-to-the-sound-of-
Olina Pinao-Doyle
Olina Pinao-Doyle
Tout nu et tout (pas) bronzé.Tout nu et tout (pas) bronzé.

◊ bouteilles à la mer : 32
◊ début des vacances : 22/05/2013
◊ avatar (+ crédits) : /

It's gonna be harder to breath ϟ AJ Empty
MessageSujet: Re: It's gonna be harder to breath ϟ AJ   It's gonna be harder to breath ϟ AJ EmptyJeu 6 Juin - 20:31


It's gonna be harder to breath ϟ AJ Seb10It's gonna be harder to breath ϟ AJ Rachel10
It's gonna be harder to breath...


C’est fou ce qu’il avait changé. Ou était-ce le papier glacé qui avait la faculté de magnifier quiconque avait le privilège d’être imprimé dessus ? Je n’étais pas dupe et la magie de Photoshop n’avait que peu de secrets pour moi. S’il paraissait si jeune, beau et en bonne santé dans tous les magazines que j’avais eu l’occasion de feuilleter chez le coiffeur (sans commentaire…) la réalité était tout autre chose. Le teint sombre et les traits durcis, il semblait avoir vécu, et non vieilli. Ou était-ce seulement la fatigue et les restes d’un lendemain de fête. Certainement les deux, songeais-je en réprimant un sourire. Au moins, ça, j’étais certaine que ça n’avait pas changé. Fêtard un jour, fêtard toujours comme il se plaisait à le claironner à chacune des soirées où il m’avait emmené (trainé de force ?). Quand on y repensait, c’était plutôt cocasse à quel point nous étions opposés sur certains point. Et si dans le passé tous me qualifiaient telle la bouée de sauvetage qui permettait à Arty de ne pas s’éloigner trop loin en haute mer. A en juger par mon nouveau rythme de vie, on pouvait désormais que la bouée avait pris un coup dans l’aile. Crevée. Je faisais la bise aux videurs. Je ne patientais plus dans la queue. Quand je ne travaillais pas jusqu’à deux heures du matin pour boucler l’édition du lendemain, inutile de me chercher dans mon appartement, bars, boites de nuit et autres pubs de Straddie faisaient dorénavant office de domicile pour moi. J’étais coutumière des endroits bruyants ou l’alcool jouait à merveille le rôle pour embuer mon esprit. Parfois à tout cela s’ajoutait un charmant jeune homme. Tout était bon à prendre pour éviter de trop penser. Ressasser le passer, tout ça. Très peu pour moi. Alors je m’efforçais à mettre en œuvre un nombre impressionnant de stratagèmes destinés à ne faire de moi une brunette dénuée de sentiments, sans regret, sans souvenir. Ça marchait. La plupart du temps.

Chanceuse comme j’étais, malgré avoir trouvé une façon de ne pas penser en permanence à Arty, le destin me bloquait avec lui dans un ascenseur. On ne faisait pas plus clair comme message. Bien reçu. Aujourd’hui c’est le jour où tu prends ton petit cœur entre tes doigts et où tu sers le plus fort possible. Tu sens comme ça fait mal ? Plus fort. Appuies plus fort j’te dis. Voilà… C’est aujourd’hui qu’on te rappelle que t’as jamais arrêté de souffrir. Et puis tu le sais bien hein… Parce qu’après huit vodkas pures t’es toujours capable d’épeler son prénom à l’envers. Pitoyable. S’il n’avait pas été en face de moi, je me serais probablement frappée. Sans rire. Mais j’avais encore une once de fierté. Surtout devant lui. Spécialement devant lui. C’est un sourire qui me tira de mes pensées. Ce dernier vint s’étirer sur les lèvres d’AJ. Ce n’était pas la réaction que j’avais escompté. Et si l’espace d’une seconde il me fit croire qu’il avait réussi à se discipliner dans ce domaine, il baissa les armes en admettant qu’il ne s’était pas (encore) couché. Je n’émettais aucun doute là-dessus. Les mauvaises habitudes avaient la vie dure. Cependant, je n’avais pas songé un instant qu’il ait pu changer de style de vie. Pas lui. Et quand bien même il soutiendrait cette thèse, tout internet démentirait aux minutes suivantes. Las, il se laissa choir au sol. Je l’imitai en prenant appui dos contre le mur et en me laissant glisser jusqu’au sol, veillant cependant faire bouger la cabine. Au rythme où le technicien allait nous sortir de là, j’aurais du conseiller à AJ de commencer sa nuit. Je restais interdite cependant, fuyant à nouveau son regard.
Je le vis alors étaler ses achats sur le sol. Avec la plus grande concentration du monde il jeta son dévolu sur des pains au chocolat. Puis, sembla hésiter. C’était, sans l’ombre d’un doute, le choix le plus cornélien qu’il m’ait été donné d’observer. Soudain, il releva sa tête en ma direction et me pris totalement au dépourvu. « T'as faim ? » Mon ventre me devança, et répondis à ma place dans un gargouilli peu flatteur. Merde. Mentir après cet aveu de mon corps. Peu crédible. Je tentais quand même. «Non pas vraiment… » On avait vu franchement plus convaincant. Tout comme on avait vu franchement plus light comme bouffe. Sucre. Sucre. Et encore du sucre. Pas vraiment le menu le plus approprié à mon « régime ». Il allait croire que je me foutais de sa gueule. Ou pire, que je n’osais pas lui dire que j’avais faim. L’une comme l’autre me paraissaient des options assez médiocres. J’espérais en trouver une meilleure lorsqu’il me répondrait.




Revenir en haut Aller en bas
Artur-Judd ❝aj❞ Welsby
Artur-Judd ❝aj❞ Welsby
La marque des lunettes autour des yeux.La marque des lunettes autour des yeux.

◊ bouteilles à la mer : 523
◊ début des vacances : 28/12/2012
◊ ton âge : 25
◊ ton adresse : 24 birch street, chambre 69 ahahah.
◊ avatar (+ crédits) : sexy sebstan, par morphine.

It's gonna be harder to breath ϟ AJ Empty
MessageSujet: Re: It's gonna be harder to breath ϟ AJ   It's gonna be harder to breath ϟ AJ EmptySam 8 Juin - 9:38

“ Everybody makes mistakes and that's just what we do ”

Image flottante

Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette rencontre s’annonce plus délicate que prévue. Il soupire en réalisant à quel point ça va être compliqué mais, au fond, peut-il lui en vouloir d’être si froide ? Okay, elle ne fait absolument aucun effort pour alimenter la conversation – complètement bancale, soit dit en passant – mais il ne peut pas la blâmer. C’est ce qu’il aurait dû s’attendre à devoir affronter, parce que cinq ans c’est pas rien, finalement. Ça a l’air de représenter une montagne aux yeux d’Oli ; pour lui, c’est un monde entier. Bien-sûr il a vécu, en cinq ans, loin d’elle et de sa vie ici. Il ne s’est jamais demandé pour qui tout ça a été plus compliqué, mais maintenant, dans ses yeux il peut lire qu’elle sait, ou alors qu’elle croit savoir. Ce qu’il faisait aux States, avec qui il le faisait, quel genre d’homme il était, finalement. Lui, lui il a juste eu le loisir de revoir son visage à travers une photo qui semblait prendre vingt ans tous les jours. La distance s’est creusée sur chacun des quatre coins de l’image, pendant que l’absence dessinait de drôle de formes sur leurs visages. Mais les fantômes du passé finissent toujours par te rattraper.

Assit en tailleur dans ce putain d’ascenseur, aj essaie de se concentrer et, pour la première fois depuis longtemps, il lui semble qu’il ne sait pas ce qu’il veut. Y’a trop de produits devant lui, à tel point qu’il ignore lequel il a envie de dévorer en premier. Comme pour laisser le temps à un éclair de génie de lui permettre de faire son choix, il relève la tête vers la brune et lui propose, le plus gentiment du monde, franchement, quelque chose à manger. C’est son corps qui répond pour elle et, pourtant, sa phrase résonne dans la tête du jeune homme. « Non, pas vraiment ». Et ses yeux ont l’air de lui dire « C’EST UNE BLAGUE, HEIN ? », parce que, clairement, ça ne peut pas être autre chose. Sauf qu’elle ne se rétracte pas ; alors il détourne les yeux et reprend son petit jeu, l’index au-dessus des paquets. Parce que c’est la seule chose qui peut encore le distraire un minimum, maintenant. « Sérieux, j’aurais jamais eu l’intelligence de mettre du poison dedans, hein. » Il sait pas trop pourquoi il vient de dire ça, mais c’est un peu sorti tout seul, contre son gré. Peut-être pour lui rappeler qu’à une époque, elle le connaissait suffisamment pour savoir ça. Et peut-être aussi pour lui assurer qu’à cette même époque, elle ne le détestait pas de tout son être. Et finalement, il opte pour un paquet de nounours à la guimauve, parce qu’il a toujours aimé le croquant du chocolat et le mielleux de la guimauve à l’intérieur. C’est tout un concept ces bonbons, franchement ! Il finit par se déplacer légèrement, précisément dans un coin de l’ascenseur et, silencieusement, il observe la foule en bouffant ses nounours. Il commence toujours par la tête, ensuite les bras, après les jambes, puis le tronc. Personne ne semble les avoir remarqués – à cet instant, il se sent un peu comme l’être le plus seul au monde. Mais c’est aj, et il ne peut s’empêcher, une nouvelle fois, de réagir face à son refus aussi stupide. Au fond, ça se lit sûrement sur son visage, et encore plus dans ses yeux, mais il est frustré. Ou blasé, peut-être. Sûrement les deux, en fait. Du coup, il repose ses lunettes teintées sur son nez, fixant toujours la rue de Straddie qui, petit à petit, commencent à se remplir de minuscules fourmis humaines. « Tu m’détestes tellement que tu serais prête à te laisser crever d’faim, hein ? » Si ça ressemble à une question, ça n’en est pourtant pas vraiment une. C’est plus une affirmation finalement ; et jamais il n’aurait cru ça possible. Il s’attendait à ce qu’elle le rejette, lui et ses cinq ans dans le vent. Mais pas à ce qu’elle le déteste à ce point, quand même.


_________________
It's gonna be harder to breath ϟ AJ 169431teee
SOIS JALOUX.
aidjhàn team (a)
Revenir en haut Aller en bas
https://loveiseasy.forumactif.org/t36-having-fun-to-the-sound-of-
Contenu sponsorisé


It's gonna be harder to breath ϟ AJ Empty
MessageSujet: Re: It's gonna be harder to breath ϟ AJ   It's gonna be harder to breath ϟ AJ Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

It's gonna be harder to breath ϟ AJ

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LOVE IS ZIZI. :: 
“ drinking a drop of rain ”
 :: ❝Dunwich.❞ :: ❝Dunwich Newsagent❞
-